Avec Souvent, je pense à Jack, Jean-François Dupont a choisi d'évoquer le suicide de son camarade Jack, à l'âge de dix-neuf ans. «Je souhaite m'enfoncer dans cette zone grise que je m'étais efforcé d'oublier», confie son auteur. Comment se remet-on d'un suicide? Quelles en sont les causes? Le narrateur glisse peu à peu des pas de Jack à ses propres pas, de l'adolescence de son ami à sa propre adolescence, dans une écriture fluide, noire et percutante, pour finalement dresser un portrait de la France des années 80, de ses jeunes, de leur mal-être. Un livre qu'on n'oublie pas, une fois la dernière page terminée. Une façon de penser, nous aussi, souvent à Jack.
ean-François Dupont est né en 1956 à Ambérieu-en-Bugey. Il enseigne le français et le cinéma sur les bords de l'Ain. Il aime les plats d'enfants, le tennis, les narguilés, les avions, le martini-gin, les filles en tongs, les barbecues, les photos floues, les cigares, les cargos, le spritz, les quartiers perdus, les orages tropicaux, l'arak, le cinémascope, les hôtels qui sentent la fin, l'Asie, New-York, le Lido de Venise, regarder la neige tomber, passer à l'est, marcher dans une ville la nuit...