Si son uvre politique est aujourd'hui masquée, c'est que son uvre poétique l'emporte bien au-delà, ramasse et transcende tout ce qu'il fut. Tout est là, enchassé dans le rythme des vers, dans le flux et le reflux des rimes, en des formules définitives, qui, au delà du "bonhomme Hugo", emportent l'imaginaire, ouvrent des champs plus vastes, font respirer la poitrine plus grande. Comment feindre encore d'ignorer qu'il a ouvert les portes de la modernité ? Comment concevoir la poésie contemporaine sans la sienne ?