Préambule sur les origines des Confréries par Edmond Outin
En travaillant sur ce vaste sujet que sont les confréries, j'ai pu glaner çà et là des récits sur l'homme et ses activités plutôt profanes, qui ont attiré mon attention.
Bien que non maçonniques, a priori, ces actes de la vie pouvaient, ou auraient pu dans bien des cas, en avoir le caractère.
L'Histoire d'ailleurs nous donne des leçons, mais assurément il ne faut pas être dupe, elle en reçoit également, car son maître est l'expérience. Il lui enseigne d'époque en époque à mieux voir et à mieux juger.
Si je pars du XIe siècle, c'est pour mieux appréhender notre sujet, mais nous aurons l'occasion de revenir bien au-delà, depuis les IVe et Ve siècles.
Tout commença avec ce qu'on appela la Querelle des Investitures en février 1075, au cours d'un synode: le pape Grégoire VII (1073-1085) dépose prélats simoniaques et clercs mariés.
«Quiconque à l'avenir recevra de la main d'un laïque un évêché ou une abbaye, ne sera pas compté parmi les évêques et les abbés. De même, si un empereur, duc, marquis, comte ose donner l'investiture d'un évêché ou de quelque autre dignité ecclésiastique, qu'il sache que nous lui interdisons la communion du Bienheureux Pierre.»
Une véritable révolution était en gestation, tant en France que dans les territoires italiens et allemands. L'impulsion partit des cités italiennes en Lombardie et des rives de l'Arno. La tendance était de ramener tout corps de la cité, et à rendre publics et électifs les offices devenus seigneuriaux. Ces mouvements de révolutions communales eurent pour conséquence, mais aussi pour principe et mobile, la résurgence des corporations. (...)