Au lever du rideau, la scène est vide. Arrivent alors sur le palier trois individus cagoules, tout de noir vêtus. L'un a un sac à dos, le deuxième une mallette, le troisième un autre sac. Thierry retire sa cagoule et un pull noir qu'il fourre dans sa mallette; Use retrouve en chemise-cravate avec un pantalon noir.
THIERRY. - Bon, les enfants, le premier et le second c'est terminé! Jérôme, tu as refermé la porte derrière toi?
JÉR
THIERRY. - O. K.! T'as posé une carte comme je t'avais dit?
JÉR
THIERRY. - Mais qu'est-ce que tu manges?
JÉR
THIERRY. - Ça va pas, non? Tu vas nous foutre des traces de doigts partout!
JÉR
ANNE. - Le mauvais goût! Quel mauvais goût?
JÉR
ANNE. - Bien fait pour toi! Mais gros malin, t'aurais pu t'en douter: les propriétaires sont sûrement en vacances pour tout le mois d'août.
JÉR
ANNE. - La bouffe, ça te perdra!
JÉR
THIERRY. - Écoute, Jérôme, c'est pas la première fois qu'on vide un immeuble, alors arrête d'avoir les foies parce que tu vas finir par nous foutre la trouille à nous aussi. Alors maintenant, tu vas t'occuper de l'appartement du sixième. Avec ta soeur, on reste là! (A Anne qui a également retiré sa cagoule.) Anne, c'est bien au troisième qu'il crèche ton Pierre-Antoine?
ANNE. - Pierre-Édouard, papa! Pierre-Édouard!
THIERRY. - Oui! Eh bien, Pierre-Antoine, Pierre-Édouard, avoue que je suis pas tombé bien loin! Alors, c'est bien ici?
ANNE, regardant le nom sur la sonnette. - Delavalette, oui, c'est bien là!
THIERRY. - Et son père c'est comment déjà son prénom? Charles-Édouard?