Stéphane Lajaumont propose une fine analyse des pratiques pastorales de l'Église. Il démontre qu'au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, sous des épiscopats marqués par l'influence saint-sulpicienne, les prêtres ont inscrit leur pastorale et le message religieux dans les cadres et les pratiques communautaires de la société limousine. Grâce à leur art de l'accommodement, un « pas de deux » fut possible entre clercs et fidèles. Il dura sans anicroche sérieux jusqu’aux années 1770, marquées par des signes d’un détachement religieux perceptible en Limousin comme dans la quasi-totalité du royaume par un détachement religieux.