Ian Stewart est un artiste. Un mathématicien artiste, plus précisément, qui s'y entend à merveille pour faire passer les concepts les plus ardus, et pour débusquer dans les citations les plus ordinaires des problèmes intéressants. Les sonneurs de cloches, les joueurs de craps, l'élection à la proportionnelle, les bouliers chinois et les énigmes arabes, tout ici est matière à faire des maths de façon agréable et parfois même délectable. Bach et Pascal y croisent Fibonacci et James Bond, tant il est vrai que les énigmes mathématiques ont toujours obsédé les chercheurs. Ce n'est pas Pierre de Fermat, dont le célèbre théorème vient d'être démontré après 360 ans d'efforts, qui le démentira :
Excusez-moi, balbutiai-je, mais je croyais que vous étiez mort il y a trois siècles. - Par le ciel, non. Je viens de rencontrer cet intéressant gentleman, H. G. Wells... Peut-être le connaissez-vous ? - J'en ai entendu parler. - Il a déclaré être venu du futur. Je ne croyais pas cela possible, aussi m'a-t-il prêté sa machine. À présent, je vois qu'il disait vrai. - Vous arrivez bien, lui dis-je, votre dernier théorème vient d'être prouvé. - Mon quoi ?
La bonne vulgarisation mène à tout, même à comprendre les mathématiques. --Arthur Hennessy