Extrait
Extrait de l'avant-propos de Ahmed Youssef :
Selon Paul Valéry, «les livres et les hommes ont les mêmes ennemis : le feu, l'humidité, les bêtes, le temps et leur propre contenu».
Le contenu du présent ouvrage lui a attiré une kyrielle d'ennemis, à tous les étages de la société arabe.
A-t-on le droit de réformer la langue du Coran ? Cette question a valu à Chérif Choubachy, l'auteur de ce livre, des ennuis personnels et professionnels. Elle a aussi fait de cet ouvrage un best-seller, phénomène intellectuel rarissime dans la vie culturelle égyptienne.
Au fond, quel est son objet ? Preuves linguistiques et grammaticales à l'appui, il dénonce une langue arabe figée dans des normes inventées plus d'un siècle avant l'avènement de l'islam.
Plus important encore, il entend lier la réforme de la langue arabe à l'ouverture culturelle, au sens large de ce terme, sur le monde de l'après-11 Septembre. Plus exactement, si les Arabes d'aujourd'hui n'ont pas réussi à moderniser leur langue, c'est parce qu'ils ne sont pas en adéquation avec les réalités de notre temps.
En Occident, un tel problème ne peut se poser, puisque les langues ne sont pas sacrées. Celle du Coran, au contraire, est censée contenir tout l'héritage de la civilisation arabe. Plus encore, elle est considérée comme l'expression de la pensée d'Allah et de son Prophète.
La bataille de la langue constitue un enjeu majeur dans la problématique politique et culturelle du monde arabe contemporain. Il en va de son avenir même, et Chérif Choubachy n'en est que trop conscient. Probablement un peu trop !
La vérité nue n'est pas faite pour être dite : elle ferait trop de martyrs, et pas assez de prédicateurs. Sachant que la vérité ne se divise pas, Chérif Choubachy a simplement voulu nous en faire les témoins.
Selon Paul Valéry, «les livres et les hommes ont les mêmes ennemis : le feu, l'humidité, les bêtes, le temps et leur propre contenu».
Le contenu du présent ouvrage lui a attiré une kyrielle d'ennemis, à tous les étages de la société arabe.
A-t-on le droit de réformer la langue du Coran ? Cette question a valu à Chérif Choubachy, l'auteur de ce livre, des ennuis personnels et professionnels. Elle a aussi fait de cet ouvrage un best-seller, phénomène intellectuel rarissime dans la vie culturelle égyptienne.
Au fond, quel est son objet ? Preuves linguistiques et grammaticales à l'appui, il dénonce une langue arabe figée dans des normes inventées plus d'un siècle avant l'avènement de l'islam.
Plus important encore, il entend lier la réforme de la langue arabe à l'ouverture culturelle, au sens large de ce terme, sur le monde de l'après-11 Septembre. Plus exactement, si les Arabes d'aujourd'hui n'ont pas réussi à moderniser leur langue, c'est parce qu'ils ne sont pas en adéquation avec les réalités de notre temps.
En Occident, un tel problème ne peut se poser, puisque les langues ne sont pas sacrées. Celle du Coran, au contraire, est censée contenir tout l'héritage de la civilisation arabe. Plus encore, elle est considérée comme l'expression de la pensée d'Allah et de son Prophète.
La bataille de la langue constitue un enjeu majeur dans la problématique politique et culturelle du monde arabe contemporain. Il en va de son avenir même, et Chérif Choubachy n'en est que trop conscient. Probablement un peu trop !
La vérité nue n'est pas faite pour être dite : elle ferait trop de martyrs, et pas assez de prédicateurs. Sachant que la vérité ne se divise pas, Chérif Choubachy a simplement voulu nous en faire les témoins.