"Beaucoup de spectateurs réussissent à s'introduire sans passer par les guichets, les plus audacieux soudoient un assistant ou un vigile et parviennent jusqu'aux coulisses. Une fois par mois, dans le plus grand secret, on organise une battue pour les expulser. Ces clandestins ne se livrent pas nécessairement à des déprédations. Certains se contentent de rester à l'abri dans ce labyrinthe qu'est un théâtre de taille moyenne. Cachés, ils épient nos pensionnaires. Nous les délogeons sans grande difficulté, mais ils sont nombreux, et tirent de l'espionnage auquel ils se livrent, ainsi que de leur faculté d'imitation, le pouvoir de passer pour n'importe quel membre du personnel qui ne soit ni un commanditaire ni un figurant."