Les réseaux d'échanges réciproques de savoirs sont nés au début des années soixante-dix. Aujourd'hui, il existe près de 700 réseaux regroupant quelque 100 000 personnes. Je t'apprends à greffer des arbres et tu m'apprends à écouter Schubert, nous échangeons nos savoirs... Processus qui élimine le rapport de dominant (celui qui sait) à dominé (celui qui ne sait pas), et occasionne un mouvement incessant de moi à l'autre qui fait tomber les barrières sociales. C'est affirmer également que les savoirs ne peuvent être "marchandisés", ni confisqués par une poignée de "savants". Violences et insécurité, pauvreté et exclusion, échanges nord-sud, échec scolaire, citoyenneté : sur toutes ces questions, on sera étonné de voir à quel point la réflexion et l'action engagées par les réseaux est féconde.