En 1983, Jean Hélion se rend compte que bientôt il aura perdu la vue. Il monte alors dans la chambre où il a remisé tout au long de sa vie ses tableaux inachevés et les commente l'un après l'autre.
" Il est beaucoup plus supportable pour un peintre de regarder une œuvre inachevée qu'il rêve de parfaire, qu'une œuvre apparemment aboutie, bien exécutée. Ce dernier mot est cruellement juste. Il y a, dans toute œuvre ce sentiment qui me conduit durant cette méditation dans la chambre jaune, à rechercher des œuvres qui poussent encore, qui n'ont pas reçu le coup de grâce de la finition. "
Jean Hélion