L'humanisme a-t-il eu raison de séparer radicalement l'humanité de l'animalité ? La maîtrise du vivant laisse-t-elle l'homme seul avec lui-même ? En abandonnant ses pratiques sacrificielles d'animaux, le christianisme a-t-il rendu possible l'émergence d'une mort industrielle ? Le regard animal peut-il nous apprendre quelque chose sur nous-mêmes ? Les deux intervenants s'interrogent sur ces questions d'une troublante actualité en cette période de débats éthiques et politiques sur le clonage, l'expérimentation animale et la maladie de la vache folle.