Extrait
Sans la musique, la vie serait une erreur.
Friedrich Nietzsche
La rencontre
Ce jour-là paraissait propice à l'inattendu. Le hasard sourit à ceux qui savent s'en servir, dit le malin. Alors qu'un circuit touristique me transbahutait à travers Vienne et que le parcours recouvrait le passé de Schubert, dans les demeures familiales, dans son collège, dans les cafés viennois, et dans tant d'habitats qui hébergèrent sa créativité et préservèrent son intimité, il me fallait, pour sûr, rendre visite à la tombe de l'illustre compositeur. J'empruntai un moyen de transport en commun qui, avalant avenues et autres artères, me déposa en face de l'entrée principale du Zentralfriedhof (Cimetière central) implanté en périphérie dans le quartier Simmering. Cet imposant cimetière, de plus de deux cent quarante hectares de superficie, abritait plus de trois millions de pensionnaires. L'atmosphère ensoleillée d'un printemps clément me poussa à la balade à travers les allées du parc arboré, fleuri et recueilli. Après avoir franchi le portail majestueux de ce champ de repos, je partis à la recherche du lopin de cimetière réservé aux musiciens. Guidé par un plan des lieux, j'empruntai la grande allée centrale qui aboutit à la majestueuse église élevée à la mémoire du Dr Karl Lueger, personnage influent de la capitale autrichienne, controversé pour son antisémitisme. Cette nécropole s'ordonnait en parcelles tirées au cordeau et méticuleusement entretenues, la propreté y régnant en maître. Le long de ma route, une inscription reprise sur le panonceau en fonte torsadé me confirmait la justesse de mon périple : Ehrengräber Gruppe 32A (Sépultures d'honneur Groupe 32A) réunissait une soixantaine de monuments funéraires implantés en demi-cercle dans cet écrin de verdure et de quiétude.
Friedrich Nietzsche
La rencontre
Ce jour-là paraissait propice à l'inattendu. Le hasard sourit à ceux qui savent s'en servir, dit le malin. Alors qu'un circuit touristique me transbahutait à travers Vienne et que le parcours recouvrait le passé de Schubert, dans les demeures familiales, dans son collège, dans les cafés viennois, et dans tant d'habitats qui hébergèrent sa créativité et préservèrent son intimité, il me fallait, pour sûr, rendre visite à la tombe de l'illustre compositeur. J'empruntai un moyen de transport en commun qui, avalant avenues et autres artères, me déposa en face de l'entrée principale du Zentralfriedhof (Cimetière central) implanté en périphérie dans le quartier Simmering. Cet imposant cimetière, de plus de deux cent quarante hectares de superficie, abritait plus de trois millions de pensionnaires. L'atmosphère ensoleillée d'un printemps clément me poussa à la balade à travers les allées du parc arboré, fleuri et recueilli. Après avoir franchi le portail majestueux de ce champ de repos, je partis à la recherche du lopin de cimetière réservé aux musiciens. Guidé par un plan des lieux, j'empruntai la grande allée centrale qui aboutit à la majestueuse église élevée à la mémoire du Dr Karl Lueger, personnage influent de la capitale autrichienne, controversé pour son antisémitisme. Cette nécropole s'ordonnait en parcelles tirées au cordeau et méticuleusement entretenues, la propreté y régnant en maître. Le long de ma route, une inscription reprise sur le panonceau en fonte torsadé me confirmait la justesse de mon périple : Ehrengräber Gruppe 32A (Sépultures d'honneur Groupe 32A) réunissait une soixantaine de monuments funéraires implantés en demi-cercle dans cet écrin de verdure et de quiétude.