La lecture du poème transforme le regard, elle lui offre la vie et, par le fait, l'entendement du monde. D'autres outils, certes, nous sont donnés pour rester à l'écoute ; mais la poésie demeure l'un des plus faciles, des plus sympathiques, elle parle droit au coeur. Ce recueil, c'est la maison d'Hélène. "Bonté, justice, vertu, la droite ligne" furent ses derniers mots, son ultime message. Mon espérance est qu'au travers ces pages se dessine ce que fut sa vie : tendresse et offrande. "Pas de roses sans épines", nous dit le vieil adage. Contre les ténèbres, la guerre, la maladie, il faut sans cesse livrer bataille, pour que vienne la joie. La poésie redonne au langage son sens premier qui est musique. Vous est-il arrivé, un soir, d'entendre la grive musicienne ? "Etres d'un jour ! Qu'est chacun de nous, que n'est-il pas ? L'homme est le rêve d'une ombre. " Pindare