Nous entrons lentement, mais sûrement, dans l'ère de la mondialisation, de la globalisation. Le sujet hypermoderne se replie sur son ego narcissique. Les fractures sociales sont tenaces. Et parallèlement à ces évolutions sociétales, "les mémoires de la chrétienté se déboisent" (G Danneels). Dietrich Bonhöffer se demandait déjà "comment dire le Christ dans un monde duquel Dieu semblait s'être retiré". Pourtant, le Galiléen hante toujours un peu la conscience de nos contemporains, ou du moins l'inconscient collectif. Des aspirations se font insistantes qui s'accrochent à la simplicité nazaréenne : Madeleine Delbrêl, Marcel Légaut, Théodore Monod. ces témoins du devenir sociétal (que je privilégie) ne désincarnent plus le christianisme.