De cette époque, comme beaucoup de ses camarades, il n’en avait pas parlé. Il ne trouvait pas les mots pour expliquer ce qu’il jugeait inexplicable. « Nous avions vécu dans un tel monde de haine, de privations, et où la mort, chaque jour, était omniprésente, qu’il nous était impossible de trouver les termes qui eussent, à nos yeux, le pouvoir de restituer ce que nous avions vécu. » Le temps a passé ; il n’a pas apporté l’oubli mais un certain recul qui permet d’en parler. Un témoignage qui fut rédigé à près de 80 ans et qui a engagé Bernard Duval dans une action de partage de son vécu, notamment auprès d’élèves.