La concentration des activités économiques dans les plus grandes villes participe du processus d'internationalisation de l'économie. Elle s'accompagne d'une augmentation des inégalités sociales et territoriales qui tend à s'accentuer ces dernières années. L'ouvrage est consacré à l'étude de ce double phénomène de concentration/ségrégation, qui est au cœur des interrogations actuelles, tant aux Etats-Unis qu'en Europe. Il revient d'abord sur les concepts de base, métropolisation et ségrégation, mobilisés pour étudier les évolutions à l'œuvre. Ensuite, il analyse à différentes échelles spatiales, en particulier au niveau régional et au niveau intra-urbain, la contribution des firmes à cette dynamique : importance de l'innovation technologique dans leur développement et rôle stratégique de leurs localisations dans la structuration sociospatiale. Par ailleurs, il dégage le fait que les politiques publiques se révèlent insuffisantes à combler les inégalités, qu'il s'agisse des politiques de transport ou de logement ; au sein des zones urbaines, la ségrégation s'aggrave et elle est principalement le fait des populations et quartiers riches qui le sont de plus en plus tandis que " les pauvres " le sont toujours autant. Cet ouvrage s'adresse tout particulièrement aux universitaires et chercheurs en sciences humaines (économistes, géographes, sociologues...), aux aménageurs et acteurs des politiques urbaines ainsi qu'aux décideurs à divers niveaux : européen, régional, local.