Le direct est souvent perçu comme l'instrument d'une information volatile, juxtaposant des instants éphémères, incapable d'organiser une véritable expérience des événements publics. C'est de ce présent apparemment futile dont il est question dans ce livre. Parce qu'il est aussi le lieu de notre réalité, il organise un temps public qui configure l'espace public. Il mérite d'autant plus l'analyse qu'il confronte un ou des public(s) à la nécessité de s'approprier les événements, et des acteurs souvent soucieux d'en verrouiller le sens.