Le premier tome de Savoir(s) en rire part d'une histoire des idées : de Socrate (et même avant) à Jankélévitch en passant bien sûr par Diogène, Rabelais, Voltaire, Hugo, Kierkegaard.
L'ironie a rarement été considérée dans son rôle éducatif. En tant qu'elle suppose l'existence d'un sujet, elle est un " mauvais " sujet d'étude, privée de la densité sérieuse de " l'objet " de recherche didactique qu'elle " met à la question ". En s'introduisant dans les marges de l'action pédagogique dans cette zone d'imprévu qui résiste à ma visée, elle est, ainsi que l'humour, une " arme " pacifique à l'usage du maître en ce que, par la conversion de son regard qui feint la naïveté, elle s'attaque à la volonté de maîtrise elle-même (qui peut être illustrée par le personnage de Gepetto pleurant parce que dès qu'il a peint la bouche de Pinocchio, ce dernier lui tire la langue).