Femmes conductrices, femmes sadiques, femmes prédatrices, femmes de haut standing: la publicité décline depuis peu sur tous les tons une représentation de la femme qui se veut en rupture avec ses clichés ordinaires. Faut-il y voir le signe d'une libération dont les progressistes auraient à se réjouir? Rien n'est moins sûr: l'ordre du cliché reste intact dans ces scénographies où la domination n'est guère qu'inversée. Peut-être même cet ordre en sort-il renforcé. Biographie de l'auteur Vinciane Pinte est licenciée en Information et communication de l'Université de Liège.