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Avec Les Olives noires, Sfar (scénariste) et Guibert (dessinateur) entreprennent de conter la vie dans le bassin méditerranéen à travers le regard d'un petit garçon juif. Le graphisme dépouillé et le rythme immuable de la narration, développée sur six cases par page, donnent à leur propos une limpidité qui convient à merveille au récit. Ils nous invitent à revivre l'histoire juive, qu'ils déploient ici avec naturel et simplicité. On mesure à quel point elle offre une richesse de situations, de personnages et de rebondissements où les scénaristes n'ont plus qu'à puiser. Les dialogues de Sfar, simples et toujours pertinents, donnent toute leur force au scénario. Et le lecteur pourra s'amuser à reconnaître un certain Lewis Trondheim parmi les protagonistes : l'auteur des Aventures de Lapinot et (avec Joann Sfar) de la saga de Donjon est croqué sous les traits d'un prophète "laid comme la blatte" et habile contradicteur… --Gilbert Jacques