Extrait
Son bonheur était encore confirmé par le choix qu'il avait fait d'une reine aussi belle que vertueuse, et ces époux vivaient dans une union parfaite. De leur hymen était née une fille douée de tant de charme et de grâce qu'ils ne regrettaient pas de n'avoir eu plus ample lignée.
La magnificence, le goût et l'abondance régnaient dans le palais royal. Les bâtiments étaient somptueux et les écuries vastes et remplies des plus beaux chevaux du monde.
Le Roi aimait recevoir et donner de grandes fêtes. Il invitait alors d'autres souverains, des princes et des princesses venant de cours lointaines, qui n'hésitaient pas à entreprendre le voyage pour assister à ses bals célèbres et ses festins grandioses. On dressait de longues tables couvertes de fleurs et de candélabres, chargées de volailles, gibiers, pâtisseries et vins fins. Des laquais s'agitaient, des marmitons se pressaient. Des courtisans faisaient des ronds de jambe et des révérences au passage du Roi.
Mais, ce qui surprenait tout le monde en entrant, c'était qu'à la place d'honneur un âne étalait ses deux grandes oreilles. Cette préférence pouvait surprendre, mais lorsque vous connaîtrez ses vertus sans pareilles, vous ne trouverez pas que l'honneur fût trop grand. L'animal avait une particularité exceptionnelle : chaque matin, une cascade d'écus d'or et de diamants tombait entre ses pattes arrière, au lieu du crottin ordinaire. Le Roi s'arrêtait souvent auprès de son âne pour le caresser, le flatter, lui parler à l'oreille. Il faisait le tour, se plantait devant l'âne et hochait la tête ; on entendait alors résonner une cascade métallique. Tandis que le Roi riait, une nouvelle cascade d'écus dégringolait, accompagnée d'un joyeux «hi-han». Deux valets se précipitaient avec un petit balai pour mettre en tas les pièces et les pierres précieuses, et les tendre au Roi sur un plateau d'argent.
Mais les infortunes de la vie s'étendent aussi bien sur les rois que sur les sujets, et les plus grands biens sont toujours mêlés de quelques maux. --Ce texte fait référence à l'édition Relié .
La magnificence, le goût et l'abondance régnaient dans le palais royal. Les bâtiments étaient somptueux et les écuries vastes et remplies des plus beaux chevaux du monde.
Le Roi aimait recevoir et donner de grandes fêtes. Il invitait alors d'autres souverains, des princes et des princesses venant de cours lointaines, qui n'hésitaient pas à entreprendre le voyage pour assister à ses bals célèbres et ses festins grandioses. On dressait de longues tables couvertes de fleurs et de candélabres, chargées de volailles, gibiers, pâtisseries et vins fins. Des laquais s'agitaient, des marmitons se pressaient. Des courtisans faisaient des ronds de jambe et des révérences au passage du Roi.
Mais, ce qui surprenait tout le monde en entrant, c'était qu'à la place d'honneur un âne étalait ses deux grandes oreilles. Cette préférence pouvait surprendre, mais lorsque vous connaîtrez ses vertus sans pareilles, vous ne trouverez pas que l'honneur fût trop grand. L'animal avait une particularité exceptionnelle : chaque matin, une cascade d'écus d'or et de diamants tombait entre ses pattes arrière, au lieu du crottin ordinaire. Le Roi s'arrêtait souvent auprès de son âne pour le caresser, le flatter, lui parler à l'oreille. Il faisait le tour, se plantait devant l'âne et hochait la tête ; on entendait alors résonner une cascade métallique. Tandis que le Roi riait, une nouvelle cascade d'écus dégringolait, accompagnée d'un joyeux «hi-han». Deux valets se précipitaient avec un petit balai pour mettre en tas les pièces et les pierres précieuses, et les tendre au Roi sur un plateau d'argent.
Mais les infortunes de la vie s'étendent aussi bien sur les rois que sur les sujets, et les plus grands biens sont toujours mêlés de quelques maux. --Ce texte fait référence à l'édition Relié .