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TAL COAT - PEINTURES ET DESSINS 1946-1985

Code EAN13: 9782757204603

Auteur : COLLECTIF

Éditeur : SOMOGY EDITIONS


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Présentation de Jean-Pascal Léger, commissaire de l'exposition

Né le 12 décembre 1905 en Bretagne, à Clohars-Carnoët, dans le sud du Finistère, et mort le 11 juin 1985 à Dormont, non loin de la vallée de la Seine et de Giverny, Pierre Tal Coat est l'une des figures majeures de la peinture française du XXe siècle.
Tal Coat est le pseudonyme qu'a choisi Pierre Jacob. En breton, Tal Coat signifie «front de bois». Ce nom de peintre, qui est aussi celui d'un lieu-dit, annonce merveilleusement l'unité de l'artiste et de son oeuvre, l'unité de l'homme avec ses origines et avec la nature toujours présente dans son art. Pierre Tal Coat: pierre et front de bois.

Reconnue très tôt (exposée à la Galerie Fabre à Paris dès 1926, à la Julien Levy Gallery à New York dès 1938), défendue par des galeries prestigieuses, l'oeuvre de Tal Coat a fait l'objet de nombreuses rétrospectives (par exemple, au Japon, à Tokyo et Hakone, en 1975, à Paris, au Grand Palais, en 1976, ou à Genève, au Musée d'Art et d'Histoire, en 1997). On oublie un peu trop aujourd'hui qu'elle a représenté la France dans les grandes expositions et manifestations internationales telles que la Documenta de Kassel en 1955 et 1958, la Biennale de Venise en 1956. Il est significatif que, l'année de la disparition du peintre (1985), deux expositions Tal Coat aient été préparées avec lui, par Dore Ashton, pour le New Museum of Contemporary Art de New York, et par André Cariou, pour le Musée des Beaux-Arts de Quimper.
Expositions, livres et catalogues, films et entretiens ont montré le long chemin de sa création pendant plus de soixante ans. Les impressionnants changements de formes et de moyens de sa peinture, la singularité absolue de son propos ont pu dérouter le public, non les artistes qui ont souvent salué en Pierre Tal Coat «le peintre des peintres». L'artiste a insisté lui-même sur cette différence, il a rappelé souvent la permanence et la solitude de ses «préoccupations». Son intuition très personnelle de l'espace fit de ce contemporain (et ami) d'Alberto Giacometti et de Nicolas de Staël un artiste plus proche des peintres et sculpteurs de l'art roman et, plus encore, des artistes des grottes de Lascaux ou d'Altamira. Nous percevons peut-être mieux aujourd'hui l'originalité de l'alchimie qui s'incarne en la peinture de Tal Coat, entre Préhistoire, Histoire et Modernité.

Pour cette importante exposition qui réunit 165 oeuvres au Musée des Beaux-Arts de Mons, nous avons choisi de ne pas suivre tout l'itinéraire parcouru par le peintre depuis ses débuts mais de consacrer suffisamment d'espace - et de temps - au «surgissement» des oeuvres par lesquelles Tal Coat marquera l'histoire de la peinture. Nous avons privilégié quarante années de création, de 1946 à 1985. C'est déjà considérable, tant par le nombre des oeuvres que par les profondes mutations qui les traversent. Aussi avons-nous fait un autre choix: celui de ne pas chercher à témoigner de chaque moment de son aventure créatrice. En respectant la chronologie, nous proposons plutôt au visiteur de l'introduire à une succession d'expositions Tal Coat. Nous espérons simplement que la cohérence de chacune des salles nous ramènera, chacun d'entre nous, au «griffon des sources» (André du Bouchet).

Trois intentions particulières ont aussi guidé notre conception de l'exposition:
- montrer au fil des salles le dialogue entre le peintre Pierre Tal Coat et le poète André du Bouchet qui fut son interlocuteur de 1948 à 1985. André du Bouchet connut Pierre Tal Coat avec les Profils sous l'eau par lesquels notre exposition commence. Leur amitié d'artistes et de randonneurs (aussi avec le philosophe Henri Maldiney) donna lieu à certains des chefs d'oeuvre du «livre illustré» et à des textes fondamentaux sur la peinture; à tel point que, sous la plume d'André du Bouchet, le mot «peinture», avec les années, signifierait bien des fois: peinture de Tal Coat;
- montrer de nombreuses oeuvres absentes des expositions de Tal Coat organisées ces dernières années, notamment des peintures des Silex ainsi que des lavis à l'encre de Chine, à l'encre de coprin, au brou de noix... qui reflètent l'inlassable curiosité de Tal Coat, tout particulièrement sensible à la présence tutélaire de la pierre et ramassant sur des chemins innombrables les pierres taillées de la Préhistoire. Parmi les oeuvres non vues depuis longtemps ou purement inédites, nous sommes heureux de montrer dix petites toiles sauvées de l'incendie qui ravagea la maison de Tal Coat en 2006, dix tableaux restaurés par le Musée des Beaux-Arts de Mons pour l'occasion de cette exposition;
- montrer à Mons, en Belgique (à l'invitation du peintre Jean-Marc Navez, Tal Coat séjourna en Belgique où il travailla en compagnie d'autres artistes aux Ateliers de la Joncière, au mois de juin 1984, moins d'un an avant sa mort), des oeuvres provenant des collections belges, publiques ou privées (à commencer par deux oeuvres de la Collection Neirynck). En préparant cette exposition, nous avons pu identifier certaines des collections belges où figurent des oeuvres de Pierre Tal Coat. Nul doute que dès l'ouverture de l'exposition au public, nous apprendrons l'existence d'autres oeuvres qui mériteraient d'y figurer! Que leurs heureux possesseurs nous les fassent connaître - et viennent ainsi enrichir la préparation du Catalogue raisonné des peintures de Tal Coat!
  • EAN
    9782757204603
  • Auteur
  • Éditeur
    SOMOGY EDITIONS
  • Collection
    COEDITION ET MU
  • Date de parution
    01/05/2011
  • Support
    Broché
  • Description du format
    Version Papier
  • Poids
    896 g
  • Hauteur
    210 mm
  • Largeur
    222 mm
  • Épaisseur
    16 mm
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