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LA SOLIDARITE JUIVE 200 ANS D'ACTION SOCIALE DU COMITE DE BIENFAISANCE ISRAELITE - DE PARIS A LA FON

Code EAN13: 9782757203804

Auteur : COLLECTIF

Éditeur : SOMOGY EDITIONS


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Une institution moderne issue de la tradition

Dans le judaïsme, l'aide au prochain, désignée en hébreu par le terme tsedaka, est une valeur fondamentale. Ce mot signifie en réalité «justice» ou «droiture», et implique une obligation de rétablir un certain équilibre entre riches et pauvres. Les versets de la Bible appelant à la charité s'inscrivent donc dans un contexte bien plus profond que la simple entraide.

«S'il y a chez toi quelque indigent d'entre tes frères, dans l'une de tes portes, au pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne, tu n'endurciras point ton coeur et tu ne fermeras point ta main devant ton frère indigent. Mais tu lui ouvriras ta main, et tu lui prêteras de quoi pourvoir à ses besoins.» (Deutéronome, XV, 7-8.)

De fait, les communautés juives ont toujours été dotées d'institutions chargées de collecter et de redistribuer les nombreuses donations des fidèles.

Au début du XIXe siècle, Napoléon Ier charge le Consistoire de Paris de réformer et de centraliser ces sociétés de bienfaisance. Ainsi est créé, le 24 octobre 1809, le Comité de bienfaisance israélite de Paris (CBIP).

À partir des années 1830, des hommes politiques et des hommes d'affaires, tous philanthropes - Adolphe Crémieux, Baruch Weil et plusieurs membres de la famille Rothschild, pour ne citer qu'eux - mettent leur talent et leur notoriété au service du Comité. Sous leur présidence, des écoles, des orphelinats, des dispensaires, des hôpitaux - dont celui du 76, rue de Picpus, la Fondation James de Rothschild, ainsi que la maison de retraite Moïse Léon pour femmes âgées - voient le jour.

Le Comité se modernise en adoptant en 1839 de nouveaux statuts, qui introduisent des outils de contrôle (enquêtes, statistiques, publication de rapports financiers) et des moyens supplémentaires pour multiplier les recettes (quêtes, souscriptions, loteries, etc.). Pour s'occuper des nécessiteux israélites de Paris, au nombre de 2 000, le Comité procède à une diversification de ses services, incluant aussi bien la distribution de biens de première nécessité que d'aides d'ordre cultuel. Les indigents reçoivent ainsi des bons de nourriture ou de repas cachers, des combustibles pour se chauffer, des vêtements, des secours en argent pour payer des dots, des loyers, des outils de travail ou encore les frais liés aux services funèbres. La diversification des services du CBIP, marquant un progrès de la bienfaisance, sera récompensée en 1900, lors de l'Exposition universelle à Paris. En 1887, reconnu d'utilité publique, le Comité doit renoncer à certaines de ses aides cultuelles, notamment la distribution de pains azymes, l'organisation de repas de Pâque ou encore l'octroi de subventions pour les bains rituels.

Dès la fin du XIXe siècle, aux secours que le Comité apporte aux indigents de Paris s'ajoutent ceux octroyés dans l'urgence aux juifs en provenance d'Europe centrale et orientale fuyant la misère et les pogroms. Dans l'entre-deux-guerres, la France accueille par milliers des juifs venus des Balkans, puis, après l'arrivée de Hitler au pouvoir, dans une moindre proportion d'Allemagne, d'Autriche et de Tchécoslovaquie.
  • EAN
    9782757203804
  • Auteur
  • Éditeur
    SOMOGY EDITIONS
  • Collection
    COEDITION ET MU
  • Date de parution
    12/06/2010
  • Support
    Broché
  • Description du format
    Version Papier
  • Poids
    634 g
  • Hauteur
    280 mm
  • Largeur
    222 mm
  • Épaisseur
    9 mm
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