Fragiles, fragiles, les souvenirs, fragile, le petit Jean. Ses parents ont fait construire un pavillon, là-bas, on le voit pousser entre les terrains vagues, il n'y a encore rien d'autre autour. C'était en 193... L'eau court de partout, elle fait partie des souvenirs, il faut faire avec. Le texte de Jean Dubacq, immensément poétique, c'est à la fois le rappel nostalgique de cette époque si tendre, entre deux guerres si féroces, et une lutte de chaque ligne contre la complaisance du souvenir.