Et si la nature attaquait enfin l'humanité en justice ? Et si les entités naturelles (espèces animales, végétales, minérales ou écosystèmes) devenaient des sujets de droit et pouvaient ainsi défendre leurs intérêts propres face aux intérêts des entreprises, des États, de nos sociétés capitalistes ? En déboulonnant la traditionnelle séparation des humains et des choses, du vivant et du non-vivant, et en s'appuyant sur des exemples déjà à l'oeuvre de part le monde, les auteurs nous font imaginer un futur désirable où les équilibres de la nature seraient respectés, permettant ainsi à l'humanité d'imaginer une autre manière d'habiter la Terre. Camille de Toledo est un écrivain et chercheur engagé dans les mouvements du Parlement de Loire, l'Internationale des rivières et Notre affaire à tous. Laurent Bonneau déploie un dessin où la présence "phénoménale" de la Terre, de ses formes et de ses forces côtoie des idées plus abstraites d'une infinie poésie. Si la Terre a une voix, une conscience, espérons qu'elle se réjouisse de la manière dont ce récit porte son corps, sa voix, ses causes...