"Le livre d'Esther Mujawayo est une étape importante. Venant 10 ans après 1994, il apporte une double réflexion, sur le génocide et sur le Rwanda actuel. Il exprime à la fois la combativité de la vivante et le désespoir de la survivante. Il parle de la destruction qui vient après le génocide - la destruction psychique, l'horizon de la déshérence, la folie de survivre. Esther Mujawayo ne fait pas de "littérature", mais elle réunit un témoignage et une méditation, comme l'a fait Primo Levi." Catherine Coquio, Le Monde "C'est un livre parlé. Une histoire contée à la première personne à l'adresse d'une interlocutrice que l'on devine attentive et délicate. Un récit que l'on écoute d'un trait, parce qu'on ne peut plus quitter Esther, la narratrice. Est ce dû à son ton ? Au tutoiement qu'elle utilise ? À sa totale sincérité, qui se fiche du politiquement correct et la montre tour à tour désespérée, combative, révoltée, tourmentée, accusatrice, drôle et pleine de failles ?" Anouk Saint-Péran, Côté femme