"Etre l'empreinte digitale des manchots." Tel est le rôle que Boris Schreiber assigne à l'écrivain, mais que peut ce dernier contre le temps qui, jour après jour, imprime sa marque. Boris est prêt à toutes les alliances, y compris une allégeance aux dieux mayas, pour vaincre cette fatalité à laquelle se refuse son esprit resté celui de l'enfant prodige qu'il fut selon Gide. Boris Schreiber met aussi en scène Arnold, un autre écrivain. Entre ces deux monstres littéraires, qui ont en partage une mère russe, c'est une lutte au couteau. Du même auteur : Un silence d'environ une demi-heure (prix Renaudot 1996).