Nous sommes en février 1945 à Gênes, la Deuxième Guerre
mondiale approche de sa fin et l’imminence de la défaite
renforce la violence des fascistes italiens. Luciano Bolis,
responsable d'un groupe de mouvement de partisans, est
arrêté par les Brigades noires. Sous la torture, il réussit à
ne livrer aucune information importante à ses geôliers.
Quand arrive le point de rupture, il n’hésite pas à tenter de
mettre fin à ses jours. Il accepte la souffrance plus
facilement que la trahison.
Luciano Bolis nous fait le récit de son arrestation à son
évasion de l’hôpital où il était en convalescence en passant
par son calvaire. Il ne nous épargne aucun détail, mais son
écriture distancée, presque neutre, évite tout voyeurisme.
C’est un récit qui impressionne par les ressources de son
auteur , physiques autant que morales. Mais surtout, c’est un
témoignage intransigeant, qui tranche avec l’incapacité actuelle
à se positionner clairement contre le fascisme.