Elle n’a pas connu sa mère. Rejetée à la D.A.S.S., elle a été élevée par une nourrice qui n’a rien à envier à la Thénardier. Née d’un métissage, fière de ses racines algériennes, élevée dans le catholicisme, elle est la somme de toutes les injustices qu’elle a connues, de toutes les violences qu’elle a subies, de toutes les trahisons dont elle s’est relevées. Sa vie n’est pas un conte de fées, ou plutôt un conte de fées moderne, sans bonne marraine, sans prince charmant, sans carrosse lumineux, mais avec un don, particulier, unique, envié, qui va lui permettre d’affronter son passé et d’envisager son futur avec, si ce n’est bonheur, du moins soulagement.