Une histoire sur le thème du héros malgré lui dans un château du Moyen Âge. Un jeune garçon, qui refuse un destin tout tracé, se bat pour s’engager dans la vie et le métier de son choix.
Basile est le fils unique de Turpin de Coquelain, le seigneur du comté. À 12 ans, son avenir est tout tracé: écuyer, chevalier puis capitaine… un avenir de guerrier, seulement voilà: au grand désespoir de son père, Basile n’en veut pas de cet avenir-là. Ce qu’il veut, lui, c’est écrire des vers et des chansons de gestes; il veut être troubadour.
Il fuit donc comme la peste leçons d’escrime et entraînements au combat. A tel point que le jour où son père quitte le château avec toute son armée pour porter secours à un seigneur voisin, Basile préfère se cacher, déguisé en fille, pour rester sur place. Tout irait bien, dans l’attente paisible du retour des soldats, si les Tête-en-Fer, une bande de brigands sanguinaires, n’en profitaient pour attaquer le château. Et Basile est le seul homme de la place! Il devra faire un réel et coûteux effort sur lui-même, pour affronter le chef des Tête-en-Fer. Basile l’emporte, mais le vrai vainqueur n’est pas forcément celui qu’on croit. En réalité, c’est le père de Basile en personne qui se cache sous le heaume du Tête en Fer…
Sur le thème classique du héros malgré lui, Gérard Moncomble signe ici un de ces textes dont il a le secret. Car rien n’arrive comme on s’y attend dans cette histoire: des rebondissements en cascade relancent en permanence un récit très surprenant, jusqu’à la dernière ligne. L’opposition père-fils trouve là une délicieuse illustration: à tour de rôle, chacun parvient à « piéger » l’autre. Le père ne souhaite finalement que le bonheur de son fils, et, Basile lui même parvient à prouver que son refus de la carrière militaire est une vraie vocation et non pas une lâcheté.
Les illustrations d’Olivier Schwartz, très proches de la bande dessinée, à la fois drôle et sensibles, ajoutent encore à la finesse du ton général du livre.