Il s'agit d'une méditation sur le rêve et la réalité. L'auteur y prend au sérieux la célèbre formule de Calderón : " La vie est un songe ", et élabore la métaphysique idéaliste que celle-ci appelle. Si la vie est un songe, comment dès lors distinguer rêve et réalité ? Y a-t-il même encore lieu de le faire ? A partir d'une remarque de Hobbes (dont l'auteur imagine dans un chapitre particulièrement burlesque qu'il vient le consulter à Buenos Aires), à travers une critique de Kant (le livre contient un commentaire de quelques pages de la Critique de la raison pure intitulé : " Il est parfaitement légitime de dire du mal de Kant ") et de Schopenhauer (qui, tout comme Hobbes, rend visite à l'auteur avec qui il devise en buvant le maté), l'auteur donne sa réponse à la question métaphysique des rapports entre rêve et réalité qui est peut-être la question par excellence de la métaphysique.