«Il est toujours difficile de perdre quand on croyait avoir gagné. Quelques instants auparavant, alors que je me trouvais au pied du mur, je pensais que ce n’était plus qu’une formalité. Mais à présent, j’ai l’impression qu’on me condamne une nouvelle fois, je retrouve le même sentiment écoeurant d’impuissance, ce même combat acharné pour retenir mes larmes, la même détermination à montrer à tout le monde que je m’en fous...» Billy Cracken n’est pas un dandy du crime ; il est à l’image du surnom qu’on lui a collé depuis l’enfance : Billy Rags (Billy la Loque). C’est un homme réputé violent, un professionnel du crime qui a passé huit de ses dernières années en prison. Et maintenant, il purge une peine de vingt-cinq ans dans un établissement de haute sécurité. Mais il n’a pas l’intention d’y rester. Sa femme et son fils l’attendent à l’extérieur. A l’intérieur, le caïd de la prison, Walter Colman, lui fait la vie dure. C’est pourquoi il s’évade. Mais de l’autre côté, Billy est un homme traqué. Par la police, et par les sbires de Colman. Pour s’en sortir, Billy doit réussir un dernier casse. Celui qui le rendra vraiment libre. Inspiré par le personnage réel de McVicar, un célèbre récidiviste que l’auteur était allé interviewer en prison, Billy Rags est sans doute l’un des portraits les plus authentiques de la criminalité anglaise. Le style acéré de Ted Lewis y fait merveille.