Un 2 mai au matin, le père Abel Brigand revient à Montmorency, son ancienne paroisse, après son rapatriement sanitaire d'Afrique. Sans son chat Lucifer, dit Lulu, le père Brigand aurait sans doute pu poursuivre tranquillement sa convalescence en dégustant la confiture de myrtilles de son amie Gabrielle, son péché mignon. Mais voilà que Lucifer, le bien nommé, vient se frotter aux jambes du prêtre en ronronnant, un doigt humain dans la gueule. Un index chapardé sur la jeune femme calcinée qui est assise là-haut, dans le grenier du presbytère. Qui est-elle, et surtout, que fait-elle là ? L'enquête est confiée à l'inspecteur Pétacci qui, malgré son goût déplorable en matière de cravates, n'est pas si emprunté qu'il y paraît. Associés en un tandem aussi officieux qu'improbable, Pétacci et le père Brigand vont être amenés à suivre un véritable jeu de piste, sous la forme d'une série de lettres qui pourraient désigner l'assassin... Comme Rouletabille croyait au "bon bout de la raison", le père Brigand vont être amenés à suivre un véritable jeu de piste, sous la forme d'une série de lettres qui pourraient désigner l'assassin... Comme Rouletabille croyait au "bon bout de la raison", le père Brigand fait confiance à la Providence, certes, mais aussi à son don unique pour "voir les choses derrière les choses" qui le conduira à un dénouement proprement stupéfiant. "Le presbytère n'a rien perdu de son charme ni le mystère de son éclat", pourrait-on dire à propos d'Abel Brigand. Entre Conan Doyle et Gaston Leroux, avec des clins d'oeil à Chesterton, Jean-Marie Villemot a réussi à imposer un personnage de détective tout à fait actuel et pourtant déjà mythique, héros d'un roman brillant, au ton très personnel et plein d'humour. Il renoue ainsi avec la magie perdue des vrais romans de mystère.