Parmi les dizaines de récits de voyage édités ou réédités ces dernières années, celui-ci est certainement l’un des plus étranges. Non seulement en raison des informations de première main qu’on y trouve sur la faune et la flore de l’Amérique hispanisée ou sur le comportement des autorités militaires et religieuses espagnoles, mais surtout parce qu’on se demande en le lisant comment l’auteur, un ecclésiastique irakien appartenant à la très modeste communauté catholique chaldéenne, a pu obtenir de la reine d’Espagne toutes les facilités nécessaires pour sillonner l’immense contrée qu’il nous décrit.