Gustave Flaubert a voulu nous faire croire qu'Emma Bovary s'était donné la mort en absorbant une forte dose d'arsenic. Or c'est un fait reconnu que l'arsenic, en une seule prise, n'est presque jamais mortel... Il n'en fallait pas plus à Philippe Doumenc pour imaginer qu'au chevet d'Emma le médecin Canivet constate quelques traces d'ecchymoses, tandis que le professeur Larivière entend la jeune femme balbutier : "Assassinée, pas suicidée." D'où la suspension du permis d'inhumer et l'ouverture d'une enquête. Philippe Doumenc propose au scénario flaubertien une très plausible alternative. Du même auteur : Les Comptoirs du Sud (prix Renaudot 1989) ; Les Amants de Tonnégrande.