Quatrième de couverture
Aussi complaisamment décrite que peu interrogée, aussi diversement controversée que peu expliquée, aussi scandaleusement impossible à traiter que peu théorisée, l'hypocondrie est énigme. Ou plutôt, notion d'une " inquiétante familiarité ". Evidence et question mêlées, conjuguant trop plein d'extension et trop pou de compréhension. Peut-on vraiment placer sous la même " étiquette " le schizophrène paranoïde au coeur double, le paraphrène au corps investi d'ennemis innombrables, le mélancolique négateur, le paranoïaque persécuteur de médecins, le sujet " arganique " atteint de " névrose " hypocondriaque ? Qu'est-ce qui singularise l'hypocondrie en tant que problématique ? Comment penser la résolution des contradictions qui lui sont inhérentes comme au concept plus général des névroses actuelles ? Quel contenu positif donner à une désignation entièrement négative, réalité créée par un système de pensée normatif ?