Dans les finances locales, l'emprunt présente une spécificité juridique et financière qui s'est profondément renouvelée à la faveur de la décentralisation et de la banalisation du crédit local. L'accroissement de la liberté de décision des collectivités sur un marché concurrentiel, ouvert à de nombreux prêteurs et produits, explique de nouveaux comportements révélateurs d'une prise de conscience généralisée des enjeux actuels de cet endettement. Dans le respect des différentes règles de droit applicables pour le recours à cette ressource comme pour son traitement budgétaire et comptable, ces collectivités parviennent globalement dans le cadre de la gestion dite active de la dette à réduire de manière efficace les risques encourus lorsqu'elles utilisent les moyens appropriés.