Le monde devient un village bâti sur la place du marché. Entraînée dans une mondialisation, l'économie de la planète est rongée depuis plus de vingt ans par le ralentissement, la déstabilisation, la déstructuration sociale.
Autorités politiques et multiples experts promettent un proche redressement, que la réalité dément régulièrement.
L'expérience devrait nous mettre en alerte. L'humanité n'en est pas à sa première mondialisation, celle qui démantèle toutes les protections, attise la guerre de tous contre tous, pour à la longue emporter tous les protagonistes de l'économie internationale dans une spirale dépressive.
Trop de marché tue le marché ; c'est l'enseignement que les auteurs, en s'appuyant sur une ample documentation, tirent de l'examen de ces périodes où s'intensifient les trafics commerciaux et financiers avant que n'apparaissent l'inflation, puis les freinages et les tensions de toutes sortes.
Nos lointains prédécesseurs ont, avant nous, subi les rudesses de la compétition marchande généralisée qui conduit à une Très Grande Dépression, au cours de laquelle se disloquent les sociétés réputées les plus solides, les plus prospères : l'Empire romain au IVè siècle comme l'Europe chrétienne au XIVè siècle. En scrutant d'un œil neuf les parallèles frappants et les différences profondes entre ces époques reculées et la nôtre, les auteurs concluent que nous pourrions vivre des décennies particulièrement dures, celles ou les Temps basculent.