Un petit trésor dormait au fond d'un tiroir du Département des manuscrits de la Bibliothèque nationale de Londres. Il a fallu qu'une jeune universitaire anglaise le déniche, le décrypte et le fasse publier pour qu'il nous parvienne enfin. Il date de 1891, 1892 puis 1895 et s'arrête à la mort de la mère des enfants. Virginia Woolf avait alors quatorze ans. Ce "journal" qui "paraissait" le mardi se présente comme la chronique de la vie d'une famille victorienne, celle des Stephen (nom de jeune fille de Virginia), où la littérature, la peinture, la musique avaient priorité sur tout. Ce texte inédit est accompagné de dessins des enfants, de photos inédites et de pages de fac-similé du Journal.