Manon et Sophie se sont connues, enfants, au couvent. Quand elles se séparent commence une correspondance intense, libre et vagabonde. " Je lui écrivais toutes les semaines, plutôt deux fois qu'une. Et que disiez-vous donc, me demandera-t-on ? Tout ce que je voyais, pensais, sentais, apprenais, et certes ! j'avais beaucoup à dire ". Ces lettres manifestent avec éclat l'acuité d'esprit de la future Mme Roland.