Peintre et poétesse, Caroline Sagot Duvauroux mène à Crest, dans la Drôme, une vie entièrement consacrée à ses deux passions. Elle s'occupe également chaque année d'un marché du livre consacré aux petits éditeurs. Après Hourvari dans la Lette, son premier recueil, publié par Corti, et salué par la critique spécialisée, elle nous offre une nouvelle " danse forcenée au pays de l'inconscient " (Gaspard Hons). Dans Atatao, elle mêle toujours une recherche formelle époustouflante (syntaxe malmenée, néologismes, structure fleuve du texte...) et des thématiques singulières dont l'écho est universel. Mais voilà qu'ici elle nous " raconte " une histoire écrite dans un train - celle de Gonzalo, sorte de basso continuo du recueil, tout en mêlant à l'harmonique, des motifs issus de la mythologie (comme ce mythe d'Io transformée en génisse) des rites andins de sacrifices sanglants, du quotidien. Oui, " véritable voyage chamanique " (Emmanuel Laugier) au coeur du langage et de nos labyrinthes.