Danone, TotalFinaElf, Michelin, Nike, Shell, attaquées dans les médias, parfois boycottées par leurs consommateurs, surveillées par les investisseurs, les entreprises doivent mettre en place des politiques de responsabilité sociale et de développement durable : recherche de process de fabrication plus écologiques ; meilleure gestion des ressources humaines pour éviter les plans sociaux, ou du moins limiter leurs conséquences ; audits chez les sous-traitants pour s'assurer que les normes internationales du travail sont respectées ; plus grande transparence par la publication de rapports sociaux et environnementaux...
Concrètement, pour faire face à ces contraintes, une entreprise qui veut exercer sa responsabilité sociale ou s'engager dans le développement durable doit travailler sur plusieurs champs :
• le respect de l'environnement,
• la sécurité des produits et de la production,
• l'amélioration du dialogue social,
• le respect des Droits de l'Homme,
• l'éthique, la lutte contre la corruption et le blanchiment,
• l'engagement dans sa communauté et le développement local,
• le reporting et le dialogue avec les parties prenantes,
• l'adhésion aux normes et aux labels.
Dans le contexte de la mondialisation, les auteurs analysent les nouvelles normes de gouvernance des entreprises, facteurs d'une transformation nécessaire du capitalisme.