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REVUE DU MAUSS NUMERO 47 AU COMMENCEMENT ETAIT LA RELATION...MAIS APRES ?

Code EAN13: 9782707190512

Auteur : REVUE DU M.A.U.S.S.

Éditeur : LA DECOUVERTE


   Arrêt de commercialisation
Résumé :

Au commencement, selon la Genèse, était le Verbe. Ou, selon Goethe, l'Action. Et si pour les sciences sociales, la philosophie morale et politique, voire pour les sciences dites " dures ",  au commencement, était la relation ? Les sciences sociales, à de belles et rares exceptions près (Simmel, Tarde, Mauss, Mead, Elias, Goffman, notamment), ont longtemps rechigné à accorder une quelconque dignité théorique à la texture intrinsèquement relationnelle du social, pour résoudre avant tout par le haut, selon les holistes, l'énigme de l'ordre social.
Ou, pour les tenants de l'individualisme méthodologique, par le bas, selon une conception de la subjectivité qui trouve dans l'individu rationnel sa figure de gloire. Dans les débats contemporains, une inflexion semble s'opérer, invitant à se débarrasser tout autant d'une " subjectivité insaisissable " que d'une " structure inassignable " (Bruno Latour). Par ailleurs, la pensée relationnelle n'est-elle pas aussi au cœur aujourd'hui de l'épistémologie de la physique, de la biologie, voire des mathématiques ? Et la psychanalyse bien comprise a-t-elle un autre objet que ces relations qui nous font (et nous font souvent souffrir) ? Ce numéro se propose donc d'explorer cette (éventuelle) " troisième voie ", celle du relationisme, et plus généralement de " penser la relation " sous ses dimensions à la fois épistémologiques, éthique et politique.
Sans oublier ses aspects existentiels (et esthétiques). Pour autant, au delà d'une motion de synthèse trop facile, comment, définir et donner un certain tranchant à cette notion polymorphe et polysémique ? Système, structure, rapports sociaux, interaction, intersubjectivité etc., tous ces termes ne disent-ils pas tous, à leurs façons : " relation " ? Le déconstructionisme contemporain n'est-il pas, lui-aussi, un relationnisme ? Un exercice de clarification s'impose, car la relation pourrait bien n'être qu'un " mot valise ", un signifiant vide.
Et le " tout relation " un simple slogan, tout aussi vide. Il ne s'agira pas pour autant de faire ici l'éloge, sans reste, de ce tiers paradigme. Car restes il y a. A privilégier ainsi la relation, le " entre ", ne néglige-t-on pas – jusqu'à leur refuser toute existence - les termes unités empiriques mis en relation ? Ne sont-ils que des effets (performatifs) d'énonciations, de relations ? Comment penser les relations sans compétences relationnelles préalables, propres aux sujets humains, voire aux homo sapiens, que nous sommes ? Comment faire droit non seulement à la singularité (à la conscience de soi, à l'intériorité) des personnes mais aussi à la tension entre liaison et déliaison, à la dialectique du " plein et du délié " ? L'individu n'est-il et ne s'éprouve-t-il qu'en tant qu'être de relation ? Comment faire place aux faces d'ombre de la relation, à ces relations qui nous font comme elles nous défont (violence, domination, exploitation) ? A l'inverse, ce " tout relation ", cette absolutisation, ne risque-t-il pas d'évacuer d'emblée les institutions ou les structures symboliques qui font qu'une relation est une relation et non une simple juxtaposition d'individus ?
  • EAN
    9782707190512
  • Auteur
  • Éditeur
    LA DECOUVERTE
  • Collection
    REVUE M.A.U.S.S
  • Genre
    Scolaire & Pédagogie - Arts, société & sciences humaines
  • Date de parution
    19/05/2016
  • Support
    Broché
  • Description du format
    Version Papier
  • Poids
    325 g
  • Hauteur
    220 mm
  • Largeur
    135 mm
  • Épaisseur
    22 mm
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