Dans sa première édition, en 1959, le Comité international d'Auschwitz présentait ainsi ce livre : " Rudolf Hoess a été pendu à Auschwitz en exécution du jugement du 2 avril 1947. C'est au cours de sa détention à la prison de Cracovie, et dans l'attente du procès, que l'ancien commandant du camp d'Auschwitz a rédigé cette autobiographie. [...] Conçu dans un but de justification personnelle, mais avec le souci d'atténuer la responsabilité de son auteur en colorant le mieux possible son comportement, celui de ses égaux et des grands chefs SS, ce document projette une lumière accablante sur la genèse et l'évolution de la "Solution finale' et du système concentrationnaire. Ce "compte rendu sincère' représente l'un des actes d'accusation les plus écrasants qu'il nous ait été donné de connaître contre le régime dont se réclame l'accusé, et au nom duquel il a sacrifié, comme ses pairs et supérieurs, des millions d'êtres humains en abdiquant sa propre humanité. "
Table des matières :
Préface à l'édition de 1995 Avertissement Extrait du jugement Le commandant d'Auschwitz parle Enfance et adolescence En guerre sur le front de la Palestine Dans le corps franc de Rossbach Dans la prison de Brandenburg (1924-1928) Je deviens agriculteur Dachau (1934-1938) Blockführer à Dachau Le camp de concentration de Sachsenhausen À Auschwitz Auschwitz en pleine activité Les Polonais Détenus russes et tziganes Les Juifs Les femmes Les chiens de garde Auschwitz devient un camp d'extermination Nouvelles fonctions administratives Les bombardements aériens L'évacuation des camps de concentration Mon arrestation Conclusion Annexe. La " solution finale " du problème juif dans le camp de concentration d'Auschwitz Postface à l'édition de 2005 Nouvelles interprétations du génocide La responsabilité allemande Bourreaux et victimes Les démons de la mémoire.
Notice biographique :
Rudolf Hoess fut le commandant du camp de concentration d'Auschwitz de 1940 à 1943. La préface de Geneviève Decrop (Des camps au génocide. La politique de l'impensable, PUG, 1995) met en perspective ce texte fondamental. Dans la postface, elle montre en quoi les avancées récentes de l'historiographie de la Shoah renouvellent la portée de sa lecture.