La guerre, avant d’être une affaire de chars, d’avions et d’hélicoptères, est une affaire de mots. Dès le lendemain de la négociation de Camp David II, en juillet 2000, le “ refus ” de Yasser Arafat d’accepter la “ généreuse ” proposition israélienne de restitution de “ 97 % ” des territoires occupés va devenir une vérité acceptée par l’ensemble de l’opinion internationale. Or, comme le démontrent pièces à l’appui les auteurs de ce livre, il s’agit d’un pur mensonge. Comment les acteurs de cette entreprise ont-ils trouvé des relais au sein de la presse mondiale, et française en particulier ? Loin de tout parti pris militant, ce livre salutaire est aussi un appel à la responsabilité de ceux qui manient la parole publique, pour leur rappeler que les mots et les images peuvent tuer.