Extrait
Parmi les mots commençant par un A, archipresbytéral, archimandrite, et architecte ne sont pas français.
Attribué faussement à Pierre Larousse par ma tante Yvonne
Pourquoi un lexique de termes utilisés par les vieux architectes et les anciens élèves de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts ? Et pourquoi limiter dans le temps la validité de ce glossaire ?
Pour une raison très simple : L'Ecole des Beaux-Arts (section architecture) n'existe plus. Et avec elle, ont disparu nombre de traditions et d'usages qui impliquaient un vocabulaire particulier. Nous n'avons pas à nous prononcer sur ces traditions. Certains voient dans la relation entre anciens et nouveaux une relation à caractère fasciste et les brimades imposées aux nouveaux sont assimilées à celles infligées dans les camps de concentration. Ce qui est nettement excessif. Il est vrai que des dames à la vertu redoutable ont milité pour interdire toutes les formes de bizutage. Plaignons les. Si elles avaient vu assez fréquemment passer les fesses et le sexe de leurs congénères devant leurs yeux, leur vision du monde en aurait peut-être été plus décontractée.
Le système des ateliers de l'ancienne Ecole avait ceci de positif que, forcés de travailler dans le même local, sous la houlette d'un même patron, les jeunes élèves et les anciens ne se posaient guère des problèmes de génération. Un très vieil architecte et le jeune élève parlaient le même langage et derrière certains mots, entendaient les mêmes objets ou les mêmes actions. De plus, les ateliers n'étaient pas imperméables et des échanges se produisaient entre eux, aussi bien pour le travail, pour les projets que pour le folklore et le vocabulaire. (...)
René BEUDIN Architecte d.p.l.g.
Attribué faussement à Pierre Larousse par ma tante Yvonne
Pourquoi un lexique de termes utilisés par les vieux architectes et les anciens élèves de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts ? Et pourquoi limiter dans le temps la validité de ce glossaire ?
Pour une raison très simple : L'Ecole des Beaux-Arts (section architecture) n'existe plus. Et avec elle, ont disparu nombre de traditions et d'usages qui impliquaient un vocabulaire particulier. Nous n'avons pas à nous prononcer sur ces traditions. Certains voient dans la relation entre anciens et nouveaux une relation à caractère fasciste et les brimades imposées aux nouveaux sont assimilées à celles infligées dans les camps de concentration. Ce qui est nettement excessif. Il est vrai que des dames à la vertu redoutable ont milité pour interdire toutes les formes de bizutage. Plaignons les. Si elles avaient vu assez fréquemment passer les fesses et le sexe de leurs congénères devant leurs yeux, leur vision du monde en aurait peut-être été plus décontractée.
Le système des ateliers de l'ancienne Ecole avait ceci de positif que, forcés de travailler dans le même local, sous la houlette d'un même patron, les jeunes élèves et les anciens ne se posaient guère des problèmes de génération. Un très vieil architecte et le jeune élève parlaient le même langage et derrière certains mots, entendaient les mêmes objets ou les mêmes actions. De plus, les ateliers n'étaient pas imperméables et des échanges se produisaient entre eux, aussi bien pour le travail, pour les projets que pour le folklore et le vocabulaire. (...)
René BEUDIN Architecte d.p.l.g.