Thomas Schreiber raconte comment, ayant dramatiquement quitté son pays pour fuir la dictature communiste en 1948 pour aller aux Etats-Unis, il décide finalement de choisir la France (bien que parlant couramment anglais, il ne parle alors pas un mot de français). Grâce à son courage et à force de travail, et après avoir financé ses études en étant pianiste dans des bars bien famés, Thomas Schreiber sera engagé par Jean-Jacques Servan-Schreiber (peut-être à cause de l'homonymie...) comme adjoint de rédaction. Il raconte de nombreuses anecdotes sur la vie interne de l'Express à cette époque. Il sera ensuite engagé par le journal Le Monde pour couvrir les évènements d'Europe de l'Est. Il couvrira notamment toute la révolution hongroise de 1956. Il deviendra, tant à la radio qu'en presse écrite, une des figures majeures de la presse étrangère française et accompagnera à ce titre tous les présidents de la république française, de Charles de Gaulle à Jacques Chirac, dans leurs voyages à l'Est. Il y rencontrera tous les dirigeants communistes. Il est l'auteur d'un livre emblématique de Robert Schuman « Pour l'Europe » ainsi que de l'annuaire de la documentation française de 1978 à 2000 sur les pays de l'Est. Il est également professeur à l'école de Saint-Cyr. Dans le dernier chapitre, Thomas Schreiber apporte un témoignage unique sur sa conception de l'identité nationale puisqu'à la différence de beaucoup la France est vraiment son pays d'élection.