Extrait
Note de l'auteur
Introduction pour la troisième édition
Autour de Noël 2002, une exposition itinérante, présentée dans les gares S.N.C.F., venait rappeler opportunément l'existence, durant la guerre, de colonies d'enfants juifs étrangers, répartis en zone libre pour la protection de leur vie et de leur sécurité en les cachant de l'ennemi.
Je m'y rendis dès que cette présentation fut installée à la gare de Clermont-Ferrand. Je me fis accompagner de mon amie Jacqueline M. dont le père, juif d'origine roumaine, s'était réfugié en Limousin, où résidait la famille de sa femme.
Jacqueline avait trouvé refuge, avec sa soeur, au village du Vistrat, où j'étais né ; à la maison «Lamarche», qui devait tenir une grande place dans le déroulement des futurs événements.
Nous avions parcouru avec passion cette succession de panneaux et photos d'enfants sagement alignés devant leur demeure d'accueil, assortis de commentaires sur les lieux et les conditions de leur sauvetage.
Bien des années avaient passé. Le père de Jacqueline avait disparu, exécuté par les nazis. Elle-même et le reste de sa famille avaient quitté le Vistrat pour regagner la capitale ; puis le hasard de la vie l'avait ramenée en Auvergne. Elle était revenue, par hasard sans doute au pays, où elle avait épousé un ouvrier spécialisé qui lui avait donné de nombreux enfants.
Nous partagions cette curiosité pour le peuple d'Israël dont elle suivait les vicissitudes et pour cause. Elle avait une passion pour la généalogie. Elle fut décorée de l'Ordre du Mérite pour ses recherches.
En parcourant les allées de l'exposition, nous avons échangé nos points de vue et constaté, ensemble, le peu de place qui était réservé à la maison du «Couret» si proche de la petite école où nous avions étudié tous les deux.
Tandis que de larges espaces étaient consacrés à d'autres «homes» d'enfants, un seul panneau montrait quelques pupilles du «Couret» sous forme de photos, si petites que j'eus de la peine à en reconnaître une ou deux. Sans doute l'O.S.E. (oeuvre de secours aux enfants) ne devait-elle pas posséder d'autres documents ? Seule explication possible.
Hasard absolu, coïncidence dont je garantis l'authenticité, j'avais apporté pour l'offrir à ma camarade, un exemplaire d'un manuscrit. J'espérais un accueil favorable de mon éditeur de Brive. En sortant de l'exposition, je le montrai, avec l'accord de Jacqueline, au préposé à l'entrée. Je le revis dans la semaine. Il accepta de le lire et de me donner son avis, très favorable d'ailleurs.
Ainsi fut écrit et complété de quelques photos, cette première Edition de «De l'honneur et des larmes» sortie en février 2003.
Depuis cette date, l'original et ses réimpressions sont en vente à la librairie du Centre de la Mémoire d'Oradour et à l'occasion de nombreuses «Journées du Livre».
(...)
Introduction pour la troisième édition
Autour de Noël 2002, une exposition itinérante, présentée dans les gares S.N.C.F., venait rappeler opportunément l'existence, durant la guerre, de colonies d'enfants juifs étrangers, répartis en zone libre pour la protection de leur vie et de leur sécurité en les cachant de l'ennemi.
Je m'y rendis dès que cette présentation fut installée à la gare de Clermont-Ferrand. Je me fis accompagner de mon amie Jacqueline M. dont le père, juif d'origine roumaine, s'était réfugié en Limousin, où résidait la famille de sa femme.
Jacqueline avait trouvé refuge, avec sa soeur, au village du Vistrat, où j'étais né ; à la maison «Lamarche», qui devait tenir une grande place dans le déroulement des futurs événements.
Nous avions parcouru avec passion cette succession de panneaux et photos d'enfants sagement alignés devant leur demeure d'accueil, assortis de commentaires sur les lieux et les conditions de leur sauvetage.
Bien des années avaient passé. Le père de Jacqueline avait disparu, exécuté par les nazis. Elle-même et le reste de sa famille avaient quitté le Vistrat pour regagner la capitale ; puis le hasard de la vie l'avait ramenée en Auvergne. Elle était revenue, par hasard sans doute au pays, où elle avait épousé un ouvrier spécialisé qui lui avait donné de nombreux enfants.
Nous partagions cette curiosité pour le peuple d'Israël dont elle suivait les vicissitudes et pour cause. Elle avait une passion pour la généalogie. Elle fut décorée de l'Ordre du Mérite pour ses recherches.
En parcourant les allées de l'exposition, nous avons échangé nos points de vue et constaté, ensemble, le peu de place qui était réservé à la maison du «Couret» si proche de la petite école où nous avions étudié tous les deux.
Tandis que de larges espaces étaient consacrés à d'autres «homes» d'enfants, un seul panneau montrait quelques pupilles du «Couret» sous forme de photos, si petites que j'eus de la peine à en reconnaître une ou deux. Sans doute l'O.S.E. (oeuvre de secours aux enfants) ne devait-elle pas posséder d'autres documents ? Seule explication possible.
Hasard absolu, coïncidence dont je garantis l'authenticité, j'avais apporté pour l'offrir à ma camarade, un exemplaire d'un manuscrit. J'espérais un accueil favorable de mon éditeur de Brive. En sortant de l'exposition, je le montrai, avec l'accord de Jacqueline, au préposé à l'entrée. Je le revis dans la semaine. Il accepta de le lire et de me donner son avis, très favorable d'ailleurs.
Ainsi fut écrit et complété de quelques photos, cette première Edition de «De l'honneur et des larmes» sortie en février 2003.
Depuis cette date, l'original et ses réimpressions sont en vente à la librairie du Centre de la Mémoire d'Oradour et à l'occasion de nombreuses «Journées du Livre».
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