Devant un film de Jean Cocteau ou de Pasolini, devant un scénario de Jacques Prévert; devant les photos de Georges Azenstarck, celles des prêtres-ouvriers par Joël Peyroux, celles des albums de famille en banlieue; devant les toiles de Patrice Giorda ou d’Ernest Pignon-Ernest, mais aussi devant une page des Cantos d’Ezra Pound ou d’un texte d’Antonin Artaud, qui ne s’est posé la question: qu’est-ce qu’on y voit? Et plus interrogateur encore: qu’est-ce qu’on y lit? Au regard de textes écrits séparément mais tous gouvernés par cette même question: le mot et l’image seraient-ils frères de sang de l’écriture?, Gérard Mordillat interroge les oeuvres picturales, photographiques, littéraires ou cinématographiques qui, depuis toujours, sous-tendent et ses films et ses livres.