Plus que jamais ces dernières années, on dénonce l'invasion des médias américains. Mais la plupart des lamentations relèvent de la rhétorique bien plus que d'une étude de la réalité. A les entendre, on ressent un besoin de faits et de chiffres. En voici. Le panorama surprendra. Il y apparaît que les Américains ont extrêmement peu investi dans les médias français ; que dans la presse quotidienne, leurs médias sont absents ; que parmi les magazines, leur présence est très faible - et faible du côté des phonogrammes ; qu'à la radio, elle baisse. En contrepartie, dans le cinéma et la télévision, une importante présence américaine se confirme mais elle n'y est pas aussi écrasante qu'on le clame parfois. Aux données numériques s'ajoutent des rappels historiques : sans eux, il est difficile d'interpréter correctement les chiffres. Enfin, on trouvera ici quelques réflexions inhabituelles sur l'impérialisme culturel américain et sur certains bienfaits qu'entraîne l'importation de produits médiatiques étrangers.